Le Morellec, F., Couture, M., Levasseur, M., Giroux, S., Bier, N., Pigot, H., Bouchard, B., Bouzouane, A., Bottari, C., Swaine, B., Therriault, P.-Y., Bouchard, K., Pinard, S., Azzi, S., Olivares, M., Zayani, T., Le Dorze, G., De Loor, P., Thépaut, A., Le Pévédic, B.
1er Congrès québécois de recherche en adaptation-réadaptation, INTER-REPAR, Boucherville, Québec
Année de publication :2015

Résumé

Pré-implantation d’un assistant culinaire dans une résidence intelligente collective pour la clientèle ayant une déficience cognitive : Préconceptions des professionnels

Introduction : L’utilisation de la technologie peut influencer l’indépendance de résidents ayant une déficience cognitive. Une résidence intelligente est actuellement en phase de pré-implantation afin d’accueillir un assistant culinaire. À cette étape, les professionnels ont des préconceptions de l’assistant culinaire et de l’implantation qui, malgré qu’elles influencent leurs interventions, sont peu connues. Cette étude visait donc à identifier les préconceptions, c’est-à-dire les attentes, les rôles, les préoccupations, les dispositions à accueillir l’assistant culinaire, les facilitateurs et les obstacles des professionnels de la résidence, soit les gestionnaires et les intervenants, quant à l’implantation de l’assistant culinaire dans la résidence intelligente.

Méthode : Cette recherche action participative a permis de réaliser deux groupes de discussion focalisés auprès de deux gestionnaires et quatre intervenants. L’analyse qualitative de ces discussions a été effectuée en utilisant la technique développée par Miles et Huberman (1994; 2003).

Résultats : Les résultats témoignent que les professionnels ont des préconceptions qui se différencient notamment quand aux dimensions et aux rôles rattachés au processus d’implantation de l’assistant culinaire. Les résultats démontrent aussi que les professionnels impliqués dans l’implantation construisent des espaces d’actions – i.e. des espaces définissant les possibilités ou la liberté dont ils disposent pour atteindre leurs objectifs professionnels – comprenant des dimensions organisationnelles, techniques et sociales qui sont interdépendants. Ces actions sont, par exemple, d’assurer la présence de l’éducatrice lors de l’implantation et ne pas donner trop d’informations aux résidents.

Conclusions : Cette étude a permis d’identifier les préconceptions des professionnels et fournissent ainsi un ensemble d’actions qui favoriseront le bon déroulement de l’implantation de l’assistant culinaire dans la résidence. Ces actions permettront aussi de préserver le bien-être, la sécurité, le confort et la satisfaction des résidents.

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

LE MORELLEC, Fanny1,7, COUTURE, Mélanie5, LEVASSEUR, Mélanie4,7, GIROUX, Sylvain1,7, BIER, Nathalie2, PIGOT, Hélène1,7, BOUCHARD, Bruno3, BOUZOUANE, Abdenour3, BOTTARI, Carolina2, SWAINE, Bonnie2, THERRIAULT, Pierre-Yves6, BOUCHARD, Kevin1, PINARD, Stéphanie1,7, AZZI, Sabrina 2, OLIVARES, Marisnel1,9, ZAYANI, Taoufik1, LE DORZE, Guylaine8, DE LOOR, Pierre9, THÉPAUT, André10, LE PÉVÉDIC, Brigitte11

1. DOMUS, Département d’informatique, Université de Sherbrooke, Canada. 2. École de réadaptation, Université de Montréal, Canada. 3. LIARA, Département d’informatique, Université de Québec à Chicoutimi, Canada. 4. École de réadaptation, Université de Sherbrooke, Canada. 5. Centre de recherche et d’expertise en Gérontologie Sociale, Montréal, Canada. 6. École de réadaptation, Université de Québec à Trois-Rivières, Canada. 7. Centre de recherche sur le vieillissement, CSSS-IUGS, Sherbrooke, Canada. 8. École d’orthophonie et d’audiologie, Université de Montréal, Canada. 9. Lab-STICC / CERV – Telecom Bretagne, Brest, France. 10. Lab-STICC / IT – Telecom Bretagne, Brest, France. 11. Lab-STICC / IUT de Vannes, Université de Bretagne-Sud, France