Olivares M., Bottari C., De Loor P., Thépaut A., Le Pévédic B., Pigot H., Le Dorze G., Bier N., Bouchard K., Le Morellec F., Azzi S., Zayani T., Pinard S., Couture M., Levasseur M., Bouchard B., Swaine B., Bouzouane A., Therriault P.-Y., Carbonneau M., Giroux S.
1er congrès québécois de recherche en adaptation-réadaptation, INTER-REPAR
Année de publication :2015

De nos jours, le traumatisme cranio-cérébral (TCC) est considéré comme un problème de santé publique dans de nombreux pays. En effet, le TTC a des répercussions importantes sur ces personnes qui entraînent de besoin d’assistance pour réaliser leurs activités quotidiennes. Malgré l’évolution des technologies d’assistance, elles ne sont pas complètement adaptées aux difficultés fonctionnelles des personnes avec TCC, car les variétés d’incapacités et de contextes environnementaux rendent l’assistance automatique très complexe. L’orthèse cognitive d’aide à la préparation de repas est un système réparti qui est constitué de plusieurs sous-systèmes: supervisions (SSS), communication (SSC) et assistance (SSA). Le SSS s’occupe de la reconnaissance d’activités grâce aux capteurs repartis dans l’habitat. Le SSC gère la communication avec le résident via divers interfaces et effecteurs. Il s’agit d’un travail collaboratif et multidisciplinaire (informaticiens, ergothérapeutes, entre autres). L’objectif de ce projet de recherche est de concevoir, développer, implanter et optimiser le SSA dans un laboratoire vivant. Le SSA est un système expert qui comprend divers modèles pour la gestion d’interventions cognitives démontrées, la gestion d’erreurs et la gestion de la sécurité. Le SSA reçoit comme entrées des évènements (actions faites par le résident) émis par le SSS et SSC. Il génère comme sortie des actes d’assistance qui sont traduits par le SSC et affichés au résident. La représentation des connaissances de ces modèles a été formalisée par une ontologie. Plusieurs mécanismes d’inférences (déroulement de la tâche selon un plan initial, traitements des erreurs et de sécurité) sont utilisés afin d’offrir une assistance cognitive adaptative en fonction du profil du résident et de sa performance pendant la réalisation de la tâche. Cette assistance est modélisée comme un dialogue système-résident/aidants en utilisant la théorie des actes de langage. Elle répond aux questions, quoi (intervention cognitive), quand (opérations du profil des AVQs), à qui (résident, aidant) et comment dire (actes de langage).